Le livre Comment gagner aux échecs de Maurice Ashley (2011, éditions Olibris) vous enseigne 7 compétences fondamentales pour progresser aux échecs :
- Attaquer une cible
- Repérer les pièces bloquées
- Évaluer le matériel
- Vous déplacer en sécurité
- Réalisé de bons échanges
- Défendre avec la méthode PFIP
- Maîtriser les mats élémentaires
Premier grand maître afro-américain de l’histoire, Maurice Ashley s’adresse aux joueurs débutants et peu expérimentés qui cherchent une méthode structurée plutôt qu’une progression au hasard des parties.
Joueurs, entraîneur et ambassadeur des échecs, Maurice Ashley voit ce jeu comme bien plus qu’un simple passe-temps. Pour lui, c’est une école de stratégie et de développement personnel.
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Sommaire
Ce livre n’est pas celui de GothamChess
Il existe un autre livre portant exactement le même titre en français, Comment gagner aux échecs, écrit par Levy Rozman, alias GothamChess, publié chez Marabout en 2024. Ce n’est pas celui dont il est question sur cette page.
Le livre résumé ici est celui de Maurice Ashley, publié en 2011 aux éditions Olibris, recommandé par la Fédération Française des Échecs. Je n’ai pas encore lu le livre de Rozman, je ne peux donc pas vous dire lequel choisir entre les deux : je vous parle uniquement de ma propre lecture du livre de Maurice Ashley, ci-dessous.
Comment gagner aux échecs grâce aux 7 compétences

Maurice Ashley les enseigne dans un ordre précis, de l’attaque vers la défense : chaque compétence s’appuie sur la précédente, plutôt que de fonctionner comme sept conseils indépendants.

1. Apprendre à attaquer une cible
Attaquer une cible, c’est repérer une pièce ou une case faible chez l’adversaire pour concentrer ses forces dessus, plutôt que de jouer coup par coup sans but précis.
« Aucune pièce ou pion ne peut attaquer une pièce de même type sans être elle-même attaquée. » — Maurice Asley, Grand Maître Internationnal
L’auteur passe en revue chaque pièce de l’échiquier en commençant par :
- Les pièces à longue portée : la dame, la tour, le fou
- Les pièces à courte portée : le cavalier, le roi, le pion
Pour attaquer une pièce, il nous invite à utiliser sa méthode « trouver les points d’intersection ».
Comment faire pour trouver les points d’intersection facilement ?
En partant de la pièce ciblée, vous regardez les lignes horizontales, verticales et diagonales qui s’en dégagent. Puis, vous faites de même avec votre propre pièce et vous regardez lesquelles s’entrecroisent. Le croisement de ces lignes indique où placer votre pièce, à condition que la pièce ciblée ne puisse pas contre-attaquer la vôtre.
Voici comment comment chaque pièce attaque :
- La tour : horizontalement et verticalement, d’une ou plusieurs cases.
- Le fou : diagonalement, d’une ou de plusieurs cases.
- Le cavalier : en L.
- Le roi : horizontalement, verticalement et diagonalement, d’une case seulement.
- Le pion : diagonalement, d’une case seulement.
Pour chacune des pièces, il faut s’exercer à travers différentes situations de jeu, afin de trouver les intersections susceptibles d’être jouées pour attaquer en toute sécurité. On découvre ainsi les points forts de chaque pièce, en même temps que leurs points faibles. C’est une porte d’entrée naturelle vers les tactiques aux échecs, qui reposent en grande partie sur l’exploitation de ces faiblesses.
Pour approfondir les 7 compétences de Maurice Ashley, procurez-vous le livre : Comment gagner aux échecs.
2. Repérer les pièces et les pions bloqués
Repérer les pièces et les pions bloqués, c’est identifier ceux qui ne peuvent plus bouger ni agir efficacement, pour éviter de jouer avec une pièce en moins sans même vous en rendre compte.
Quel sentiment désagréable de se retrouver avec des pièces coincées ! Vous devez maîtriser cet aspect du jeu, sous peine de jouer avec des pièces en moins, car ils ne pourront pas prendre part à la bataille. Cela pourrait vous mener à votre perte.
Les pions peuvent bloquer les pièces, les empêchant d’avancer; il faut faire attention à ce que cela ne se produise pas.
3. Savoir se déplacer tout en évitant les cases dangereuses
Se déplacer en évitant les cases dangereuses, c’est vérifier, avant chaque coup, si la case d’arrivée est surveillée par une pièce adverse.
Appréhender l’échiquier pour mieux gérer vos pièces : déplacer vos pièces en toute sécurité, voilà ce que vous devriez avoir en tête quand vous êtes sur le point de jouer un coup. Vous devez penser à identifier les menaces, sous peine de voir disparaître votre pièce.
Pour accroître sa concentration, il est recommandé de s’entraîner. Placez sur l’échiquier deux pièces de couleurs différentes, peu importe les cases choisies, puis identifiez les cases qui pourraient être des dangers pour votre pièce. Vous pouvez ensuite rajouter des pièces sur l’échiquier et refaire le même exercice.
Un autre exercice consiste à détourner les règles des échecs : au lieu de chercher à faire échec et mat, c’est le premier qui perd tous ses pièces et pions qui gagne. Il est interdit de refuser d’être capturé, y compris pour le roi.
4. Comprendre la table des valeurs matérielles
Comprendre la table des valeurs matérielles, c’est savoir chiffrer chaque pièce pour juger objectivement qui a l’avantage sur l’échiquier.
Deux choses définissent le matériel : le nombre et la valeur. Le pion équivaut à 1 point, le cavalier et le fou à 3 points, la tour à 5 points, la dame à 9 points. Le roi, lui, n’a pas de valeur.
Pour évaluer qui est en avance, il faut additionner les valeurs des pièces présentes sur l’échiquier : ce n’est pas le nombre de pièces qui compte, mais leur valeur totale.
On ne peut cependant pas s’arrêter là : un pion de valeur 1 sur le point de se transformer en dame vaut potentiellement 9. De même, qu’une pièce bloquée qui ne peut pas bouger n’a pas la même valeur, tout comme un fou de mauvaise couleur, incapable d’attaquer sa couleur opposée. Comme les pièces bougent tout au long de la partie, leur valeur bouge aussi.
« Il faut savoir payer le prix fort pour avoir un gros avantage. » — Maurice Ashley, Grand Maître Internationnal
5. Savoir réaliser de bonnes transactions
Pour réaliser de bonnes transactions, vous devez savoir quand un échange de pièces vous est favorable, neutre ou défavorable, avant de vous y engager.
Il faut bien prendre garde à faire des échanges qui soient en votre faveur, ou à défaut égaux, et rester prudent lors des échanges avec notre adversaire.
L’échange de pièces équivalentes garantit la sécurité, mais il faut faire preuve de prudence lorsqu’il s’agit de donner une pièce de moindre valeur que la nôtre.
L’ordre des coups lors des échanges est très important : si les forces en défense et en attaque sont équivalentes, la cible choisie doit être égale ou inférieure à votre pièce d’attaque.
L’ensemble des forces réunies pour l’attaque doit être supérieur à la défense pour réussir, et l’inverse est vrai pour la défense. Une partie compte beaucoup d’échanges : la concentration y est de rigueur…
6. Savoir utiliser la méthode de défense PFIP
La méthode PFIP est la grille de défense aux échecs que propose Maurice Ashley face à une menace :
- Prendre
- Fuir
- Interposer
- Protéger
Il faut savoir défendre ses pièces contre les menaces de l’adversaire. La psychologie entre en ligne de compte : si vous ne rompez pas devant les assauts, l’adversaire va commencer à douter et à s’épuiser. La contre-attaque sera alors une bonne arme pour prendre l’initiative.
Que signifie PFIP :
- Prendre : éliminez purement et simplement la pièce qui attaque.
- Fuir : mettre la pièce en sécurité en la déplaçant.
- Interposer : placer une pièce pour en protéger une autre, en privilégiant une pièce de moindre valeur ou équivalente. Cette pièce peut également servir de contre-attaque.
- Protéger : bien choisir la pièce qui sert de protection, ce qui suppose de connaître les forces et faiblesses de chacune.
7. Savoir maîtriser les mats élémentaires
Maîtriser les mats élémentaires aux échecs, c’est reconnaître à l’avance les schémas de mat les plus courants pour les jouer en partie.
Celui qui veut savoir comment gagner aux échecs doit apprendre à faire échec et mat. Voici les différents moyens d’y parvenir :
Le baiser de la mort : ma donné par la dame avec l’appui d’une autre pièce ou pion. Le roi ne peut plus s’enfuir ni capturer la dame, protégée par une autre pièce. Le roi se retrouve coincé sur le bord ou sur le coin de l’échiquier, la dame lui faisant face, collée contre lui.
Les mats Damendiag (dame en diagonale) : échec et mat en diagonale.
C’est le fameux mat du berger ou coup du berger, donné par la dame en f7 avec l’appui du fou en c4. Le mat Damendiag proprement dit s joue par la dame en h7, avec l’appui du fou (généralement en d3) ou avec le soutien du cavalier en g5.
Le mat de couloir : le roi est sur la première ligne, coincé généralement par ses pions; la tour ou la dame se placent sur cette lignepour donner l’échec et mat.
Les compétences indispensables en action
Pour bien assimiler ces 7 compétences, Maurice Ashley nous invite à étudie des parties de joueurs professionnels. Il faut les jouer et les rejouer, jusqu’à les avoir assimilés au niveau de la compréhension. Que cela soit des parties d’échecs anciennes ou récentes, il y en a pour tous les goûts.
Dans ce chapitre, il prend des exemples de partie de :
Paul Morphy vs Duc de Brunswick et Comte Isouard, Paris 1858
Wilhelm Steinitz vs Bardeleben, Hastings 1895
Mikhaïl Botvinnik vs Milan Vidmar, Nottingham 1936
Donal Byrne vs Robert James Fisher, New York 1956
Bent Larsen vs Boris Spassky, Belgrade 1970
Mon avis
La méthode PFIP est celle que j’utilise aujourd’hui à chaque partie, dès que mon adversaire m’attaque : elle m’aide à prendre de meilleures décisions plutôt que de réagir dans l’urgence.
Sur les 7 compétences, celle qui m’a le plus servi est clairement la maîtrise des mats élémentaires : depuis que je les ai travaillés, je repère les schémas de mat plus vite en partie, et j rate moins d’occasions de conclure une partie. À l’inverse, la compétence « attaquer un cible » m’a moins apporté, simplement parce que j’avais déjà acquis ces notions au moment de ma lecture.
Ce que je retiens surtout de ce livre, c’est la façon dont Maurice Ashley explique les choses et transmet sa passion pour les échecs.
Ce livre est-il faut pour vous ?
Attaquer avec précision, éviter les pièces bloquées, se déplacer en sécurité, évaluer le matériel, réaliser de bons échanges, défendre avec la méthode PFIP et maîtriser les mats élémentaires : ces 7 compétences forment les fondations solides de tout joueur qui veut progresser aux échecs.
Ce livre vous convient si :
- vous débuter ou jouez depuis peu, sans base structurée
- vous cherchez une méthode qui découpe la progression en compétences précises plutôt qu’un empilement de conseils généraux
- vous voulez un livre recommandé par la Fédération Française des Échecs, éprouvé depuis plus de dix ans
Il vous conviendra moins si :
- vous maîtrisez déjà ls bases ci-dessus et cherchez du contenu pour joueurs confirmés
- vous cherchez un accompagnement pas à pas très progressif d’un exercice au suivant : sur ce point précis, la progression st parfois un peu inégale (voir la note ci-dessous).
Maurice Ashley ne se contente pas de les décrire, il vous donne les outils concrets pour les travailler et les intégrer à votre jeu.
| Critère | Note |
|---|---|
| Clarté pédagogique | ★★★★☆ (4/5) |
| Progressivité des exercices | ★★★☆☆ (3/5) |
| Adapté aux débutants complets | ★★★★★ (5/5) |
| Actualité de la méthode (livre de 2011) | ★★★★★ (5/5) |
| Rapport qualité-prix | ★★★★☆ (4/5) |
Si vous souhaitez aller plus loin et découvrir tous les exercices proposés dans le livre, je vous invite à vous procurer : Comment gagner aux échecs directement sur Amazon.
Lire des commentaires et avis sur « Comment gagner aux échecs».

Je vous invite aussi à lire le résumé de son premier livre : La diagonale du succès.
Une fois lue, laissez-moi un commentaire, pour me dire ce que vous en avez pensé.
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6 réponses
Merci pour cet article ! Je suis encore qu’un débutant mais j’adore les échecs. Cet article va très sûrement m’être utile !
Bonjour Edouard,
Merci pour votre commentaire. De quoi avez-vous besoin pour progresser aux échecs ?
Merci pour ces bons rappels pour gagner aux échecs. On oublie parfois les bases aux échecs. Bien utiliser chaque pièce, savoir réaliser les bons échanges sont des rappels bien utiles! 👍☺️
Bonjour Stan,
Oui, on oublie souvent les bases, c’est pourquoi les grands champions revois souvent leurs fondamentaux.
Merci pour cette synthèse. Il est important de bien comprendre la psychologie de son adversaire pour se préparer au mieux au jeu.
Bonjour Diane,
Et oui, le jeu d’échecs est un jeu psychologique et il vaut mieux être bien préparé en apprenant notamment la gestion des obstacles et des échecs.